Lors du briefing spécial tenu jeudi 22 février dernier, le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi a anéanti la stratégie mise en marché par Paul Kagame, consistant en parler de la marginalisation des Tutsi congolais (Banyamulenge) pour piller et semer la désolation en RDC.
À en croire le Président de la République, « Il y a des Banyamulenge qui sont morts sous le drapeau[…] Il y a aussi des Hutus engagés, le Rwanda a aussi engagé ses Wazalendo, pour tuer les Tutsis congolais et crier qu’on tue».
vingt quarts heures après la déclaration du président Tshisekedi, la communauté tutsi de la RDC a déclaré vendredi 23 février depuis la ville de Goma chef lieu de la province du Nord-Kivu, n’est pas avoir mandaté le président rwandais, Paul Kagame pour la protéger.
« Il est protecteur des Tutsi rwandais (…) Mais nous ne lui avons pas demandé d’être notre interprète. C’est sa façon de voir les choses. Nous n’avons pas besoin d’une protection d’un autre pays. Nous voulons être protégés et défendus par notre pays, comme les autres communautés», a déclaré Emmanuel Kamanzi, notable de la communauté tutsi congolaise à l’issue d’un échange avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, cité par l’ACP.
En dessous des cartes dans la prétendue protection des Banyamulenge par Paul Kagame
La localisation de la communauté Banyamulenge, qualifiée de «Tutsi congolais» à l’Est de la République démocratique du Congo a érigé une passerelle au Président du Rwanda, Paul Kagame pour semer la désolation et d’organiser un pillage systématique sur le sol de congolais.
Récupérant le débat intercommunautaire qui fait que la communauté Banyamulenge puisse avoir du bien et mal à faire reconnaître son appartenance à la nation congolaise, Paul Kagame fait trouver un discours protectionnisme comme bouée de sauvetage afin de légaliser l’insécurité entretenue par son armée dans l’Est de la RDC, alors que cette affaire entre communautés congolaise ne lui concerne pas.
C’est en 1996 que tirent les racines de ce « fecus benjamina» en RDC. À la fin de cette année, lorsque la rébellion qui allait chasser Mobutu du pouvoir a pris naissance dans l’est de la RDC (Zaïre à l’époque). On a alors découvert que le gros des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) était composé de recrues parlant le kinyarwanda, la langue du « pays des Mille Collines ».
Ce mouvement subversif avait pour objectif de mettre fin au pouvoir du régime de Mobutu en RDC et ce, sous égide de Paul Kagame qui avait instrumentalisé les Tutsi congolais.
En effet, des infiltrations des soldats de l’armée rwandaises se faisaient sous prétexte de secours à apporter aux « frères » Tutsi congolais menacés de génocide. Des milices banyamulenge s’étaient ainsi constituées contre les Hutu rwandais traqués après le génocide de 1994 ainsi que le pouvoir zaïrois.
Face à cette situation sécuritaire tentaculaire, il est demandé en octobre 1996 aux Banyamulenge de quitter le Zaïre. Deux jours plus tôt, des Banyamulenge soutenus par les troupes rwandaises avaient attaqué la ville de Lemera dans le Sud Kivu C’était le début de la guerre de l’AFDL.
De fil en aiguille, Kigali mise sur les mouvements ruraux et la quête de l’acceptation de la communauté Banyamulenge comme véritable congolais afin de justifier une politique étrangère forgée à la taille de ses faiblesses et son désir expansionniste.
Samuel Nakweti






