Ce jeudi, cinq hauts responsables militaires et policiers de la RDC ont comparu devant la Haute Cour Militaire, accusés de graves manquements et actes délictueux. Parmi les inculpés se trouvent le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire provincial de la police, ainsi que le commandant de la région militaire et ses adjoints (dont les noms restent à être révélés).
Les charges retenues contre ces figures de proue de la sécurité incluent la lâcheté, la perte d’effets militaires et de munitions, l’incitation à des actes contraires à la discipline, et la violation des consignes militaires.
Présent à l’audience, le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a suivi de près cette procédure qui met en lumière des manquements graves au sein des forces armées et de sécurité du pays. L’Auditeur général des FARDC, le lieutenant général Likulia, a requis un huis clos pour cette audience sensible.
Le président de la Haute Cour militaire a, de son côté, procédé à l’identification des journalistes présents, soulignant la nature délicate de ce procès pour l’avenir des responsables impliqués dans la gestion de la sécurité nationale.
Les résultats de cette procédure judiciaire pourraient avoir des implications majeures sur la structure du pouvoir militaire et policier en RDC, alors que le pays traverse une crise sécuritaire majeure.
Daniel Kambowa






