« Surséance des paiements : une gifle à la mafia financière du Haut-Katanga » Kazembe Shula face à la gabegie il faut stopper l’hémorragie financière

La surséance de tous les paiements par la province, telle que décidée par Son Excellence Monsieur le Gouverneur ad intérim, Martin KAZEMBE SHULA, est un acte courageux, de responsabilité assumée, qui s’inscrit dans une logique de redressement, de transparence et de sauvegarde des finances publiques.

Ce moratoire temporaire sur les paiements est une réponse structurelle à une gestion antérieure opaque et ruineuse qui a mené la province du Haut-Katanga vers une quasi-asphyxie financière.

Aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que la province ploie sous le poids d’engagements financiers opaques, excessifs et injustifiables, qui entravent son fonctionnement normal et hypothèquent tout projet sérieux de développement.

Quelques faits illustratifs :

  1. Les agents administratifs, principaux piliers de la mobilisation des recettes, ont vu leurs salaires drastiquement réduits et leurs avantages supprimés. Peut-on réellement attendre d’eux un rendement optimal quand ils sont démotivés, méprisés et traités avec autant d’irrespect ?
  2. Le charroi automobile de l’administration a été littéralement liquidé au profit de quelques privilégiés, forçant la province à louer, à grands frais, des véhicules privés pour les déplacements officiels. Cette pratique favorise une économie parallèle au détriment du budget public.
  3. Des projets et travaux inachevés, à l’instar de la gare routière à l’entrée de la ville, engloutissent des fonds colossaux sans résultats visibles depuis plus de 5 ans. Une vraie hémorragie financière, pendant que les priorités de la population sont ignorées.
  4. Des barrières illégales et des péages clandestins ont été érigés en toute impunité pour enrichir des réseaux mafieux, comme en témoigne la récente descente du Gouverneur a.i. à Kambove, qui a permis de démanteler certains de ces dispositifs illicites.

À ceux qui crient au scandale et s’indignent faussement du « frein au développement », nous disons ceci : il faut un peu de lucidité et d’honnêteté intellectuelle. Le peuple n’est plus dupe. Les ragots, les insultes, le fanatisme politicien n’ébranleront pas la détermination d’un leadership qui veut sauver ce qui peut encore l’être.

Au lieu de gesticuler et d’entretenir des discours stériles, les véritables patriotes devraient exiger un audit complet de la gestion passée, car le vrai développement n’est ni rapide ni folklorique : il est durable, structuré et équitable.

Cette décision vise à :

Stopper les saignées budgétaires,

Identifier et neutraliser les circuits de corruption,

Remettre de l’ordre et recentrer les dépenses sur les vraies urgences, à savoir :

Le bien-être de la population,

La relance des chantiers prioritaires,

La restauration de la confiance auprès des partenaires et investisseurs.

Cette mesure n’est pas un frein au développement, mais un coup de frein à la dérive. C’est un acte salvateur et visionnaire. Elle s’aligne sur la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait du peuple sa priorité absolue. Alors oui, redresser, réorganiser, responsabiliser : c’est cela, préparer l’avenir du Haut-Katanga.

Rav Daniel Kambowa