Une nouvelle page semble s’ouvrir à la Société de Transport au Congo (TRANSCO). Ce mardi 10 mars 2026, le Président du Conseil d’Administration, Jean Claude Ndumbi Kalala, a présidé la toute première réunion du Conseil d’Administration avec le nouveau Comité de Gestion conduit par le Directeur Général, Jérémie Kilubu.
Dans les locaux de l’établissement public, l’atmosphère oscillait entre solennité institutionnelle et prudente effervescence. Pour certains observateurs, cette rencontre trimestrielle ressemblait à un véritable « baptême du feu » pour la nouvelle équipe dirigeante appelée à redresser une entreprise stratégique pour la mobilité urbaine en République démocratique du Congo.
Prise de contact et ambitions affichées
Ces assises ont permis au Conseil d’Administration et au nouveau management de se découvrir, mais surtout d’échanger sur les priorités urgentes de l’entreprise. Entre les attentes des usagers et les défis internes, le chantier apparaît vaste, mais la volonté affichée semble intacte.
Prenant la parole, le PCA Ndumbi Kalala a tenu à exprimer sa reconnaissance au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu’au Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, pour la confiance placée dans cette nouvelle équipe de gestion.
Selon lui, le profil du Comité dirigé par Kilubu « inspire espoir » et pourrait bien marquer un tournant dans la gouvernance de TRANSCO, entreprise souvent scrutée par les Kinois qui rêvent d’un transport public fiable et efficace.
Le défi du redressement
Visiblement confiant, le PCA a assuré que la collaboration entre le Conseil d’Administration et l’équipe Kilubu devrait produire des résultats tangibles, tant pour les agents que pour la relance de cet établissement public considéré comme l’un des piliers du transport collectif à Kinshasa.
De son côté, le Directeur Général Jérémie Kilubu a choisi d’adresser un message rassurant aux agents de l’entreprise, particulièrement préoccupés par la question salariale.
« Toutes les batteries sont mises en marche pour que, dans un délai raisonnable, ce problème soit résolu », a-t-il déclaré, laissant entrevoir une volonté de stabiliser d’abord l’interne avant de conquérir les routes de la capitale.
Les 3 millions de dollars qui font parler
Autre point sensible abordé lors de cette réunion : l’appui financier annoncé par le Gouvernement. Le DG de TRANSCO a apporté des clarifications au sujet des 3 millions de dollars américains promis à l’entreprise par le ministre des Finances, Doudou Fwamba.
Contrairement aux rumeurs persistantes qui circulent dans les couloirs administratifs et sur les réseaux sociaux, cette enveloppe n’a pas encore été versée dans les comptes de l’entreprise.
Toutefois, Kilubu Matondo s’est montré optimiste quant à la concrétisation prochaine de cette promesse, comptant sur la promptitude et l’accompagnement du ministère des Finances pour permettre à TRANSCO de reprendre pleinement son souffle.
Entre espoir et vigilance
Pour les usagers kinois, habitués aux bus bondés et aux longues attentes aux arrêts, cette première réunion du Conseil d’Administration ressemble à une promesse de renouveau. Mais dans la capitale congolaise, les promesses roulent parfois plus vite que les bus.
Reste désormais à savoir si le duo Ndumbi Kalala Kilubu parviendra à transformer les intentions en actions concrètes et à remettre TRANSCO sur les rails… ou plutôt sur les grandes artères de Kinshasa.
Rav Daniel Kambowa






