Une lettre au surveillant

Comme le retour de l’enfant prodigue,
Ma fierté, ce soir, rentre à la maison;
Et comme un doux conseil que l’on prodigue,
La victoire a pénétré mon blaison!

Le léopard bondit avec finesse,
Sur un pharaon qui perd ses couleurs!
Ah! les fruits ont tenu la promesse,
Faite aux regards des passants par les fleurs;

L’eau qui coule des tombes des ancêtres,
Est la fine lame du souvenir :
Le Congo est la terre des grands êtres !
Ce léopard nous trace l’avenir !

Ô toi voisin, surveille donc le fleuve,
C’est par là que je viendrai triomphant;
Et, avant que tout ceci ne t’émeuve,
Tiens-toi donc bien droit, tu es surveillant !

Par le Gourou
Actu-poésie
29 janvier 2024